UNE VIE ANONYME ET SOUS-JACENTE

C’est en Martinique, à Fort-de-France, que Miguel Marajo a vécu la plus grande partie de son enfance et qu’il a commencé sa vie d’artiste. Fréquentant le milieu intellectuel caribéen, il assista, à peine âgé de vingt ans, aux premières conférences d’Edouard Glissant, fut en relation avec Aimé Césaire qui suivait attentivement l’évolution du Groupe d’expression plastique Totem dont il était cofondateur. Il fut élève d’Olivier Debré puis d’Henri Cueco lors de sa formation aux Beaux-Arts de Paris.
Miguel Marajo est d’une génération dont le but aura été de faire de la “négritude” un point de départ ce qui a permis de vivre la diversité culturelle comme une richesse. Sa production picturale ne peut être comprise qu’en réaction à ces questions. Sa peinture est de l’ordre du paradoxe, il compose avec toutes les cultures qui l’habitent, sans avoir besoin d’en faire une seule entité. C’est pourquoi, ses peintures sont toujours en mouvement ; elles mettent en jeu les flottements et les frictions de la matière, l’idée d’une articulation mobile, d’un jeu sensuel avec la couleur.
Il veut que ses peintures donnent à voir l’idée qu’envers et contre ce qui pourrait limiter nos identités, il y a la présence, en chacun de nous, d’une vie anonyme et sous-jacente, d’une vie qui bouge dans les profondeurs et qui cherche à se manifester.
À l’instar de ce que le poète Edouard Glissant nomme un processus de créolisation, ce que nous suggère Miguel Marajo c’est que le problème de l’identité, dès l’instant qu’il est entrevu sous l’angle d’une rencontre des cultures, ne peut se résoudre que sous la forme d’une poétique de la relation, d’une mise en pratique du Tout-Monde.
Miguel Marajo vit et travaille en France. 

AN ANONYMMOUS AND UNDERLYING LIFE

Miguel Marajo’s life as an artist traces back to Martinique, in Fort-de-France, where he spent most of his childhood. Moving in the Caribbean intellectual environment, he attended, at the early age of twenty, Edouard Glissant’s first lectures and was in contact with Aimé Césaire, who was closely following the evolution of the Totem Plastic Expression Group of which he was co-founder. He was a student of Olivier Debré, then Henri Cueco, during his training at the Beaux-Arts in Paris.
Miguel Marajo hails from a generation whose goal was to make “negritude” a starting point, which made it possible to experience cultural diversity as an asset. His pictorial production can only be understood as a reaction to these issues. His painting is in the realm of the paradox, he composes with all the cultures that inhabit him, without ever trying to forge a single entity out of them. This is why his paintings are always in motion; they bring into play the fluttering and frictions of the materials, the idea of a mobile undertaking, of a sensual play with color.
What he wishes to convey through his paintings is the idea that against and despite everything that could limit our identities, there is, in each one of us, an anonymous and underlying life, a life that moves in the depths of ourselves and seeks to reveal itself known.
In the same vein of what the poet Edouard Glissant has called a process of creolization, what Miguel Marajo suggests is that the problem/question of identity, from the moment it is glimpsed from the point of view of an encounter of cultures, can only be solved in the form of a poetics of ‘relation’, of a putting into practice of the ‘All-World’.
Miguel Marajo lives and works in France. 

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Ta peinture développe un trait luxuriant qui rappelle l’ornementation baroque ou l’art nouveau. Pourtant, il s’applique rarement au végétal, pourquoi le corps, plutôt que la terre ?

L’atelier de Miguel Marajo par HG IC. Avril 2013  

Miguel, tes peintures paraissent sereines lorsqu’elles sont cernées, est-ce une forme de l’insularité ? 

L’atelier de Miguel Marajo par HG IC.  Avril 2013  

On sent une capacité prédatrice, envahissante, peut être même contagieuse dans ce trait, est-ce grave docteur ? 

Présentation des œuvres  « Vis ta mine » et « In acadia »
L’atelier de Miguel Marajo par HG IC.  Avril 2013  

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